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histoire du rap

es années 20 et 30



Le 10 Août 1920, Mamie Smith enregistre Crazy Blues qui est le premier album de Blues jamais enregistré et le premier album musical enregistré par un Afro-Américain. En 1921, Dr. Harry Pace fonde Black Swan Records, le premier label musical appartenant à un noir. En 1926, Columbia fait enregistrer à J.M. Gates Death's Black Train is Coming. En 1927, J. Mayo Williams monte Black Patti, un autre label entièrement possédé par un noir.
Entre 1920 et 1930, des duos comiques tels que Harris & Harris (This is Not the Stove to Brown Your Bread) ou encore Butterbeans & Susie (Elevator Papa, Switchboard Mama) commence à enregistrer des rimes sur un fond de musique Blues. Le Dirty ou Hokum Blues devient de plus en plus populaire avec des titres comme celui de Big Bill Broonzy intitulé Pussy Cat Blues ou le titre "X-Rated" de Louise Bogan intitulé Shave 'Em Dry.



Après la crise de 29



Après 1929, plusieurs labels ont dûs fermer leurs portes et les prix des enregistrements augmentaient considérablement et n'étaient plus du tout abordables pour la plupart des noirs.
Entre 1929 et 1940 se développa une sorte de Blues appellée le Urban Blues par des artistes tels que Big Bill Broonzy, Memphis Minnie ou encore Tampa Red. Ces artistes sont à l'origine du Rythm & Blues développer plus tard. En 1937, Robert Johnson se distingue dans le Blues et enregistre entres autres l'excellent If I Had Possession Over Judgement Day. En 1939, Calypso enregistre le titre Boo Boo La La avec son refrain : "Burn Down the London Theatre, Burn Down the Big Empire! (...) And you thought Burn, Hollywood Burn" est le premier Rap du genre.



De 1944 à 1960


L'industrie du disque américaine commence à s'intéresser de plus en plus au Double Time R&B, plus tard appelé le Rock N' Roll, des artistes comme Louis Jordan, Elmore James ou encore Chuck Berry. En 1953, Willie Dixon et le Big Three Trio enregistrent Signifying Monkey, un album de musique traditionnelle africaine avec rimes. Cette pratique a été continuée par plusieurs rappeurs comme Schoolly D en 1987 dont son titre Signifying Rapper est une reprise de Signifying Monkey.
Entre 1954 et 1957, les blancs se mettent à la musique des noirs. Sun Records enregistrent des albums de R&B (ou Rock N' Roll) à des artistes comme Elvis Presley, Carl Perkins ou encore Jerry Lee Lewis. (Sun Records avaient également à cette époque beaucoup d'artistes noirs.) Au même moment, le Doo-Wop, comme une phénomène Hip-Hop de rue avant qu'il ne soit connu, marque un point avec le titre This Chick's Too Young to Fry réalisé par les premiers Doo-Wopers.
En 1956 James Brown sort son premier album intitulé Please Please Please et cette même année Paul Winley monte Winley Records avec un petit groupe de Doo-Wop.



Entre 1960 et 1970


En 1960 le groupe The Shadows enregistrent avec Cliff Richards sur des Tam-Tams la version originale du titre Apache. En 1963, Prince Buster, un producteur et artiste jamaïcain, enregistre le titre Al Capone avec des paroles violentes. Prince Buster fut le premier à utiliser des tir de revolver comme son de percussion. En 1967, Carla Thomas et Otis Redding enregistrent le titre Tramp dont les beats deviennent des plus utilisés et dont les échanges verbaux des artistes inspirent encore des artistes comme Ice Cube ou encore Yo Yo dans leurs batailles sur le Mic.
Entre 1968 et 1970, The Meters, un groupe formé à l'origine des Neville Brothers et du batteur funky Ziggy Modeliste, enregistre une douzaine de titres qui inspira la funk de la Nouvelle-Orléans. Les titres étaient entre autres : Sophisticated Cissy, Cissy Strut, Funky Chicken, A Message from the Meters, ou encore The Same Ol' Thing. En 1969, James Brown enregistre Say It Loud - I'm Black and Proud! et Funky Drummer dont les beats (produits par Clyde Stubblefield) deviendront plus tard des plus utilisés dans l'industrie du Hip-Hop. En 1970 on retrouva le groupe The Last Poets, considérés comme les pioniers du Hip-Hop qui sortirent leur premier album intitulé The Last Poets. Cet album regroupait un mix de lyrics parlés sur des beats de tambour de Jazz.



Entre 1970 ET 1980 : Les débuts de la Funk puis du Rap



En 1973, Stevie Wonder enregistre Living for the City qui devint un des hits de soul majeure à faire passer un message politique et des sons de la rues (des bruits de bus, de traffic, de sirènes et de voix). Cette même année, le groupe Jamaïcain The Incredible Bongo Band enregistre sa version du titre Apache dont les beats furent des plus utilisés de tous les temps. Toujours en 1973, Lightnin' Rod du groupe des Last Poets sort Hustler's Convention qui parlait beaucoup de l'esclavage des noirs. Un album plus ou moins ressemblant au Rap de nos jours. Les beats étaient produits par Eric Gale et Kool & The Gang. En 1974 à New York dans le Bronx, Clive Campbell alias Kool DJ Herc, une émigré jamaïcain, organise des fêtes de rue à la mode jamaïcaine (les fameuses sound systems) dans son quartier. Il branche des tourne-disques sur lesquels il passe des disques de funk américain en utilisant les techniques inventées par les selecters et les DJ jamaïcains : avec Coke La Rock au micro, il répète des passages instrumentaux, passe d'un disque à l'autre sans perdre le rythme, ajoute des sons bricolés dans le mix selon le principe du Dub, etc. Ainsi c'est la communauté jamaïcaine, très présente à New York ( surtout à Brooklyn, où s'est installé Studio One) qui introduisit la culture DJ des Dancehalls aux États-Unis. Mélangée au funk local, elle va vite se métamorphoser en rap, en Hip-hop et enflammer les quartiers noirs de New York puis de tous les États-Unis. En 1974 toujours, Gil Scott Heron sort The Revolution Will Not Be Televised donne le ton pour le Rap du futur. Les beats funky avec une voix qui parle de corruption politique. En 1975, l'album Chocolate City du groupe Parliament est un mélange de rap et de funk. Les beats ont été réalisés par Bootsy Collins et l'éternel entrepreneur/et membre du groupe : George Clinton.
Entre 1974 et 1980, le Reggae Jamaïcain s'installe durablement à New York. En 1976, le DJ du groupe Afrika Bambaataa a sa première soirée pour mixer au Bronx River Community Center. En 1977, le groupe de rock allemand Kraftwerk sort Trans-Europe Express. Les beats de cet album sont la source d'inspiration de l'électro-funk de plus tard avec des artistes comme Afrika Bambaataa, Planet Patrol, Jonzun Crew ou encore Newcleus.
Entre 1977 et 1979, les soirées de la rue, avec non seuleument de la dance music, mais aussi avec des DJ de Rap deviennent très populaires à New-York. C'était des DJ tels que Grandmaster Flash ou encore Kool DJ Herc (cité plus haut) qui animaient ces soirées. En 1979, The SugarHill Gang enregistre Rapper's Delight, le premier enregistrement de Rap commercialisé. Cette même année, Grandmaster Flash et le groupe The Furious Five enregistre le hit Superrappin' sous Enjoy Records. En 1980, des membres du High Times Crew sont arrêté pour avoir breaké dans le métro de Washington Heights. Les photos de l'incident dans le New-York Post sont, d'après Nelson George, les premières photos connues de Breakdancing. Cette même année, l'album de Mr Magic, Mr. Magic's Rap Attack passe sur la radio WHBI de 2H à 5H du matin les nuits du Samedi.



De 1980 à 1985 : L'encrage du rap



En 1981, Grandmaster Flash sort Adventures on the Wheels of Steel qui est le premier album de Rap à faire entendre le bruit du scratch sur un vinyl. Cette même année Disco Daddy et Captain Rapp sortent Gigolo Rap qui est le premier album de Rap West Coast à se faire connaître.
Entre 1982 et 1984 un nombre d'artistes de Hip-Hop de New-York émergèrent comme Run DMC par exemple qui sortirent deux albums. Afrika Bambaataa sortit également deux nouveaux enregistrements. En 1984, la station de radio K-DAY se créa à Los Angeles et devint la seule station de radio spécialisée dans le Hip-Hop de toute la région. Cette même année, Russell Simmons et Rick Rubin se rencontre pour la première à la Danceteria et décident de fonder ensemble Def Jam Records. Des artistes comme les Beastie Boys et LL Cool J signèrent dessus et rendirent ce label puissant. En 1985, le groupe Salt N' Pepa fait sa première apparition sur The Show Stopper (Is Stupid Fresh) du groupe Super Nature.



Entre 1985 et 1990 : La popularité grandissante de la West Coast



Entre 1985 et 1987 se développe des artistes tels que Egyptian Lover, The World Class Wreckin' Crew ou encore Ice-T, mais pas beaucoup d'album sont sortis. En 1987, Ice-T sort son premier album intitulé Rhyme Pays, un album parlant essentiellement de violence, de putes et de guns. En 1987, le groupe N.W.A. sortirent N.W.A. & The Posse, une compilation regroupant des titres d'artistes tels que N.W.A. bien sûr et ses membres mais aussi de Ice-T, Egyptian Lover, Arabian Prince et bien d'autres. En 1988, N.W.A. lacha la bombe Straight Outta Compton qui est un peu considérée comme les débuts du Gangsta Rap. Un album avec des lyrics d'une violence jamais égalée et les lyrics de Fuck Tha Police finirent dans les bureaux du FBI eux-mêmes. Cette même année, le rappeur Too $hort sortit également deux albums intitulé Born To Mack et The Life ... Is Too Short. Ice-T sortit également Power en 1988. Ice-T sortit en 1989 un album intitulé The Iceberg : Freedom Of Speak.



Entre 1990 et 1996 : L'apogée de la West Coast



L'apogée de la West Coast se trouva entre 1990 et 1996. De nombreux artistes émergèrent des ghettos de Los Angeles et même de toute la Californie. Des rappeurs tels que Too $hort ou encore Ice-T continuaient à sortir des albums solos à succès. Après Straight Outta Compton, Ice Cube quitta le groupe N.W.A. et le groupe n'eut plus du tout le même niveau qu'auparavant. Le seul bon album sortit après celui de 1988 fut "efiL4zaggiN". En 1992, Dr Dre quitta N.W.A. pour aller former en partenariat avec Marion "$uge" Knight certainement le plus puissant label de toute la West Coast : Death Row Records. Cette même année, Dr Dre sortit son premier album solo intitulé The Chronic sous Death Row Records. Un classique du Gangsta Rap. Sur cet album on retrouvait quelques découvertes de Dre qu'il signa sur Death Row tels que Snoop Doggy Dogg ou encore le duo du Dogg Pound (formé de Daz Dillinger et de Kurupt). Snoop Doggy Dogg sortit Doggystyle son premier album solo en 1993. Cet album est également à classer dans les classiques du Gangsta Rap tout comme l'album du Dogg Pound en 1995 intitulé Dogg Food. 1995 fut également la sortie de prison par Tupac et sortit Me Against The World avant de signer sur Death Row et en 1996 ils sortent le classique All Eyez On Me, le premier double-cd de l'histoire du Rap. Mais le 13 Septembre, Tupac meurt à l'hopital après un drive-by dont il a été victime le 6 Septembre. Certainement la plus grande figure du Rap s'éteignit alors. Cette même année, le CEO de Death Row Records : $uge Knight alla en prison.

info pris sur le site http://perso.wanadoo.fr/westsidaz/hhbirth.shtml

# Posté le jeudi 15 décembre 2005 13:55

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